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Ici , je vous parle de mes chansons...

 

À mes fans ,
 

Je tiens avant tout à vous remercier pour votre écoute, vos commentaires, vos encouragements, votre amitié virtuelle, votre immense générosité! Même si je ne vous connais pas personnellement, vous êtes tous précieux dans mon coeur parce que sans vous, rien de tout cela ne serait possible. Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude!
C'est un grand privilège que de recevoir autant d'amour!

DouceRebelle 

 

 

L'ARTISTE

 
Ce qui m'a inspiré L'ARTISTE   
 
"On ne choisit pas la vie d’artiste. C’est elle qui nous choisit. On entre dans ce métier un peu comme on entre en religion. C’est un appel qui se veut irrésistible. Inéluctable. C’est quelque chose qui s’impose à toi par les circonstances, par ta situation, par le fait que tu n’as pas à toi-même le monde entier. C’est la flamme qui ne s’éteint jamais. L’étincelle qui jaillit de toutes choses pour nous en faire voir toute la beauté et parfois toute la laideur. Elle se trouve en nous-même, en l’autre et en toute situation." DouceRebelle
 

On dit que la seule chose qui est certaine dans ce métier, c’est l’incertitude! Quand l’urgence côtoie la passion chaque jour de sa vie, on assiste souvent à de petits miracles. Quand une chanson est capable de toucher les gens à des choses importantes pour l’humanité et que l’on on voit la révolte et le désespoir se teinter d’espérance, on a alors l’impression d’avoir accompli son destin et d’avoir ainsi rempli sa mission. La mienne est simple : atteindre le cœur des gens. Un grand défi.

Être un artiste, c’est un avant tout une manière de vivre, de voir la vie et de ressentir les choses. C'est  un  grand besoin d'amour  qu'on ressent en permanence sans jamais vraiment être capable de  l'assouvir complètement. Il y a aussi dans cet immense  besoin d'amour et de tendresse, le même besoin  d'exprimer son identité. Je suis  idéaliste. Il  faut avoir le sens de l'endurance parce que  le métier  d'artiste est un test de maîtrise de soi et de résistance. Le talent à lui seul ne suffit pas! J’aime la définition que Jacques Brel donne du talent : «Avoir du talent, c’est avoir une grande envie de quelque chose ».

C’est  aussi avoir cette capacité extraordinaire d’émerveillement sans que l’âge ne l’altère. Par les yeux de l’émerveillement, on est tous des artistes! L’émerveillement  face à la vie, aux beautés qu'elle recèle,  est la clé de toute créativité. C’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait! Il m’a ouvert un chemin de liberté. Je le considère comme un véritable don. Si on veut agir au plus près de la vérité, il faut aussi se connaître et reconnaître qui nous sommes  dans nos limites, nos faiblesses et nos possibilités. Il faut pouvoir se dire que nos limites ne sont pas là pour nous condamner mais pour y mettre plus lucidement son cœur! 
L'ARTISTE, c'est ma vie.  Je suis l'inspiration où elle veut bien me conduire. 


Certains d’entre nous sont en quête existentielle en permanence. En quête du bonheur.  C'est mon cas. J'ai appris qu'entre la réalité et la fiction, il y a tout un monde qui s’anime.  Je reste toujours  fidèle à moi-même et à mon instinct, à ce que  me dit mon coeur.  Créer me procure un bien-être qui me fait oublier le temps et tout le reste.  La musique me touche  dans ce qu’il y a de plus profond  en moi.

Avec l'expérience de la vie, j'ai enfin compris que marcher vers le bonheur  est un acte volontaire et égoïste que l'on fait d'abord pour soi-même et que personne d'autre  que soi ne peut prendre la charge impossible de nous rendre heureux. La vie est un bon professeur. Certains rêvent de succès alors que d'autres se lèvent et travaillent sans relâche en se concentrant sur un but bien précis.  D'autres peuvent  se dire qu'ils ont eut beaucoup de chance ou pas du tout... ainsi va la vie!  Il y a autant de contraintes dans la vie d’artistes qu’il y a de plaisirs. Mais il ne faut jamais perdre de vue que rien n’est jamais acquis et tout est toujours à recommencer!   Quoiqu'il en soit, le métier d'artiste demeure pour moi sans l'ombre d'un doute  le plus beau  du monde!

 

Les MACHAS




On serait porté à croire que les Machas, comme je les décris dans ma chanson, sont des féministes diaboliques, extrémistes et violentes qui détestent tous les hommes alors qu’il n’en n’est rien. Le sarcasme est une forme d’expression qui m’apparaissait comme une formule sympathique pour attirer l’attention sur un sujet qui soulève encore beaucoup de passion : l’égalité des sexes ou la complémentarité des sexes. Qui dit mieux ? C’est une chanson qui ironise sur la complexité de l’identité féminine à notre époque.

Les féministes ont le dos large quand il s’agit de les accuser de tous les maux de la société! Bien au contraire, c’est pour rendre justice à toutes ces femmes qui ont cru en un monde meilleur, qui se sont battues afin d’offrir des meilleures conditions de vie aux générations à venir que j’ai écrit «Les Machas ». Celles qui ont travaillé pour abolir les rôles stéréotypés et sexistes de nos sociétés. Au nom de toutes ces femmes, et au nom de tous ces hommes qui sont de plus en plus nombreux, avouons-le, j’ai le devoir d’assurer les mêmes droits et libertés pour les femmes des générations futures.


 

Simone de Beauvoir

Je suis peut-être féministe mais je n’ai pas l’intention du tout d’être un homme! Et pour soutenir la pensée de Simone de Beauvoir, je ne tiens pas non plus à devenir une femme telle qu’elle est décrite par l’idéologie sexiste. De nos jours, affirmer qu’on est féministe est devenu presque honteux. Mais on ne peut pas prétendre être pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, pour la liberté et pour les droits des femmes tout en se défendant d’être féministe ! C’est une contradiction flagrante. Et pourquoi s’en défend-on ? De nos jours, on voit encore les féministes comme des enragées brandissant leurs soutien-gorge en feu en hurlant à fendre l’âme comme un mantra des slogans haineux contre la répression qu’elles subissent... beau paradoxe!

Cessons une fois pour toutes de croire que le féminisme est victime de ses propres victoires. Prenons simplement la place qui nous revient. Soyons fières de ce que nous sommes devenues!  Nous avons acquis des droits qui sont légitimes!  «Il ne faut pas se méfier. Il faut cultiver notre lucidité», comme l'affirme Marie Laberge, auteure Québécoise, dans une entrevue qu'elle accordait pour le magazine "Châteleine" . Elle ajoute:« Il faut savoir où on va; où on est. Es-t-ce qu'on est en droit de nous refuser quoi que ce soit?». 

Même si on peut dire que les grandes batailles ont été menées et gagnées et qu’il est maintenant possible aux femmes de se développer comme individu et non seulement comme mères et épouses, il n'en reste pas moins que c'est un combat quotidien qui se poursuit. Ce qui me révolte, c'est  qu'il existe encore des millions de femmes qui sont excisées,  d'autres qui vivent cachées sous des cages ... tous ces étouffements, ces injustices sont faits à ces femmes dépourvues de leur dignité et de leurs droits au nom de religions, de guerres, de politique exercées par des hommes qui refusent d'évoluer.  

 

La femme voilée (RINO)

    Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir dire que qu'on vit dans un monde où règne l’égalité entre les deux sexes. Certains hommes ont encore du mal à rompre avec la loi de leurs pères. Certaines femmes sentent encore le besoin de «se prouver» et sont réduites à leur seul pouvoir de séduction et à leur image pour être acceptées.

Et que dire sur l'inégalité flagrante  des salaires  :« À travail égal, salaire inégal pour les femmes. Ça se passe encore au Québec en 2010! C'est scandaleux!» affirme Fabienne Larouche, auteure/productrice qui se prononçait sur la question lors d'une entrevue.  Et quand on transpose dans la vie intime le combat légitime des femmes pour l’égalité sociale, on doit s’ajuster à une autre réalité troublante qui se heurte encore à l’insécurité des hommes. Il y a encore trop de messages misogynes au sein de notre société. Un sexisme insidieux parce que éliminé de la loi.

Je ne crois pas qu’un sexe en vaut plus qu’un autre! Je crois en la complémentarité, à la justice et au plein exercice de nos droits dans le respect et dans l’amour de nos différences. On doit  de remettre les pendules à l’heure dans une société en pleine mutation . Continuons de nous exprimer  avec lucidité en femmes libres tout en demeurant  solidaires les unes envers les autres.
 
Le 6 décembre 1989, Marc Lépine (né Gamil Gharbi) entra dans l'École Polytechnique de Montréal, affiliée à l'Université de Montréal, à Montréal (Québec). Il pénétra dans un local où était donné un cours de génie, sépara les hommes des femmes sous la menace d'un fusil, se mit à crier à quel point il haïssait les féministes et commença à tirer sur les femmes. Il continua sa tuerie ailleurs dans l'édifice. Il tua quatorze femmes – treize étudiantes et une secrétaire – avant de se suicider.

Il laissa une note expliquant qu'il blâmait le féminisme pour les échecs de sa vie, dont sa non-admission au programme de génie, bien que les femmes ne constituaient alors que 20 pour cent des étudiants en voie de devenir ingénieur. Les victimes sont toutes des femmes. Je vous présente le tableau peint par RINO pour commémorer la mémoire des victimes

 

 

LE BERCEAU des IMMORTELLES (RINO)
Dans le berceau qui désormais les protège, les âmes s’élèvent vers les dimensions de l’éternité.Transparentes comme le cristal pur et innocent comme l’enfant qui vient de naître, leurs lumières les rendent désormais immortelles.
 
 

Le Rêveur

 

"Le sage n'est pas celui qui sait beaucoup de choses,
mais celui qui voit leur juste mesure."
Platon



 
« Le rêveur, (O Sonhador) », c’est ma modeste contribution en tant qu’artiste et citoyenne de la Terre à la cause ONE DROP / Goutte de Vie qui se veut un hommage à Guy Laliberté, son fondateur, un visionnaire des temps modernes dont j’admire les idées et les réalisations. Ma chanson n’est peut-être qu’une goutte d’eau dans l’océan mais c’est une goute qui, ajoutée à des millions d’autres, fera une vague pour sensibiliser le monde à l’urgence qu’il y a de s'engager pour que l'eau de qualité soit accessible à tous en quantité suffisante aujourd'hui et demain.

Par ignorance ou par fausse perception, certaines personnes ont jugé sa mission sociale poétique excentrique en affirmant qu'il aurait pu injecter ces 35 millions directement sur le terrain au lieu de les dépenser pour ce voyage. Il fallait comprendre que derrière ce geste, il y a avait une idée grandiose et humanitaire qui voyagerait bien au-delà de tous ces millions. Il y avait aussi  le rêve ultime de tout homme qui est d’aller dans l’espace. II faut savoir que le fondateur du cirque du soleil donne beaucoup plus que la majorité des milliardaires qui font la une. Non seulement Guy Laliberté s’est engagé à verser 100 millions de dollars en 25 ans, mais il prévoit donner 80% de toute sa fortune pour des causes humanitaires qui lui tiennent a cœur. Alors contester son voyage dans l'espace de quelque manière que ce soit est selon moi totalement déplacé. Il méritait sa place au sein de ce groupe de rêveurs qui dédient leur vie à aider l’humanité. Ces pionniers, humanistes et chercheurs cosmonautes et astronautes qui sont animés du même rêve que lui de changer le monde pour un monde meilleur.

Oui, Guy Laliberté rêve d’un monde meilleur et  il y parvient ! Le monde a besoin de leaders comme lui capables de se projeter dans l’avenir afin de « bâtir des générations fortes et riches des expériences et de la connaissance des autres » comme il l'affirme. Avec une telle philosophie, il n’est pas étonnant de voir son nom figurer au palmarès des cents personnalités les plus influentes de notre siècle. «Ce que l’on donne à la vie, nous revient et e chaque geste individuel peut faire la différence », dit-il. Non seulement il mérite son étoile sur le fameux Walk of Fame de Hollywood Boulevard aux côtés des plus grandes stars de l’histoire du show-business pour avoir élevé les Arts du cirque au rang des grandes disciplines artistiques, mais il est aussi récipiendaire de l'oscar Humanitarian Award pour son œuvre de charité ONE DROP par laquelle il réinvente la philanthropie en utilisant ses talents de créateur et d'artiste pour attirer l'attention sur la nécessité d'un (développement) durable de l'eau sur Terre.

Je remercie Guy Laliberté d'être ce Grand Rêveur qui, malgré sa fortune, sache encore autant s'émerveiller pour notre plus grand bonheur!


 

la prière de l'âme








«L'avenir appartient à ceux
qui sauront aller porter l'espérance
au milieu du désespoir».
Abbé Pierre

 


Ce qui m'a inspiré «LA PRIÈRE de L'ÂME»
 

 

Une simple chanson peut faire grandir l’humanité si son message est universel, même si c’est d’abord et avant tout un voyage vers de grands espaces intérieurs. J’ai écrit  « LA PRIÈRE de L'ÂME » à la suite du suicide d’un ami. Il fallait que j’exorcise la souffrance qui m’envahissait de l’avoir perdu... Je devais me libérer  de cette insoutenable culpabilité qui me hantait, jour et nuit, de n’avoir pas réussi  à l'empêcher de commettre l'irréparable. Je me sentais   complice du destin qu'il avait choisi.  Depuis mon enfance, la mort m’avait toujours  terrassée. J’avais été très secouée par le décès de mon grand-père qui habitait avec nous depuis ma naissance et que je condidérais comme un père. Quelques années plus tard, la mort de  ma grand-mère qui était une femme farouchement accrochée à la vie, qui fut jusqu'à ce jour,  ma plus grande confidente, avait aggravée ma peine. Chaque fois, mon désespoir échappait à mon contrôle. Mais la mort est une réalité inéluctable à laquelle nous allons tous, un jour, devoir faire face. C’est en composant cette chanson que je suis enfin parvenue à accepter l’un des paradoxes les plus troublants de l’existence.

»LA PRIÈRE de L'ÂME» vient dire que la vie continue et que chacun de nous est seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension de la terre. Nous portons l’univers en nous comme la lumière et l’obscurité. Ce qu’on appelle la liberté est souvent la plus solide des chaines. Pour connaître Dieu, il faut surtout éviter à résoudre les énigmes.

Cette tragédie survenue à Haïti est venue nous rappeler que la vie ne tient souvent qu’à un fil, et qu’elle peut brusquement et drastiquement s’arrêter à tout moment. On serait porté à croire après tout ce que ce peuple a souffert, qu'il y a une malédiction qui pèse sur ce pays. On serait porté à crier à l'injustice, à perdre la foi et à maudire l'existence au point de remettre en cause le but même de la vie qui est une place où il fait bon vivre. Mais ce serait baisser définitivement les bras et renoncer au bonheur et à l'espérance.

La peur, l'injustice existent pour être dépassées et pour nous faire grandir. En se rappelant que tout ce qui nous arrive n'est qu'expérience, aussi douloureuse et pénible soit-elle, pour apprendre. Je suis persuadée que Haïti va renaître de ses cendres plus forte que jamais pour rayonner sur la planète. La résilience phénoménale dont les Haïtiens sont capables, va nous donner à tous une leçon d'humanité qui marquera l'Histoire.


Je tiens à remercier Julie LeBlond pour avoir réalisé la vidéo de « La prière de l’âme » pour Haïti ». Une collaboration d'une valeur inestimable à mes yeux. Œuvre d'art qui se révèle en parfaite symbiose avec les mots de ma chanson. Ce qui me touche le plus, c’est la beauté qui ressort de la tristesse. Ça fait grandir. Ça fait penser. La présence émotionnelle demeure du début à la fin.

Cette prière a servie également pour souligner la disparition de personnalités publiques dans le cadre d’un évènement appelé
« Hommage aux disparus 2009 ». Réalisée et illustrée avec une main de maître par Julie LeBlond , « La prière de l’âme » a rendu un vibrant hommage à nos soldats, ces hommes et ces femmes, ces héros, qui ont donné, au nom de la paix, leur vie en Afghanistan.

On dit qu’on finit par se libérer de son passé en l’aimant. Le secret de déplacer des montagnes et de réaliser l’impossible t’a été donné grâce à lui. Aujourd'hui, je suis touchée par la maladie que l'on dit ''incurable''. Mais je ne m'y arrête pas. Je vis un jour à la fois avec la certitude que la guérison dépend avant tout de la manière qu'on l'on vit et que l'on pense. Jusqu'à ce jour, La prière de l'àme demeure  la chanson que vous m'avez le plus demandée. Il n'y a pas une semaine qui se passe, sans que quelqu'un ne la partage ou me demande la permission de la faire jouer pour une personne chère décédée. Il y a même  une femme qui, un jour, sachant qu'elle allait bientôt quitter ce monde, m'a demandée si elle pouvait l'avoir à ses propres funérailles qu'elle  avait déjà organisées elle-même! C'est toujours avec beaucoup d'émotion et de de gratitude que j'accepte à ces demandes  très touchantes.

Puisse ma prière voyage jusqu’à vous …


DouceRebelle
 


 

quand ça fait mal



 
«Si doux est l'amour que nous avons imploré,
plus doux est l'amour qui s'offre de lui-même».
William Shakespeare

 


 Ce qui m'a inspiré  «Quand ça fait mal» 
 
 
« Quand ça fait mal » raconte la souffrance qu’on peut ressentir suite à une grande déception ou à une peine d’amour infinie, soit à une situation qu’il faudra accepter tôt ou tard pour entrevoir la guérison. Nous devons passer souvent par une foule de sentiments, parfois la colère, la honte, l'appitoiement sur soi, l'outrage, la tristesse... Il y a un deuil à faire et le temps joue un rôle important pour cicatriser cette plaie ouverte et douloureuse. Une image fidèle de la vie humaine sur terre. J’avais commencé à écrire cette chanson une nuit, pendant que tout le monde dormait dans la maison, en pensant à ma fille qui vivait sa première peine d’amour. Je me sentais si impuissante. J’étais passée par là moi aussi. Je m'en  étais remise... Je savais par expérience que le temps finirait par arranger les choses.

 Plusieurs années ont passé avant que je n’écrive la suite. La chanson a pris tout son sens lors d’un partage sur un réseau du web où je m’étais inscrite. Pierre-Luc s’était inspiré de la chanson « Faire la paix avec l’amour » pour raconter comment il avait fini par accepter son homosexualité. Un témoignage bouleversant qui m’avait fait beaucoup réagir par son intensité. Pierre-Luc a une grande ouverture envers les gens. Artistiquement, on s’entend. On s’est découvert une sensibilité commune, un regard similaire sur le monde. Il y a quelque chose qui a connecté. 

Quand les tentatives de suicide à répétition d’un jeune homme en détresse qui se sent impuissant face à son orientation sexuelle ne sauront émouvoir une société qui se dit évoluée, je me dis qu’il n’y a pas de remèdes contre la bêtise humaine! Parents, famille, amis, collègues de travail, les homosexuels font face encore aux préjugés d’une société encore beaucoup trop fermée à mon goût. 

On dit que le Québec est à l’avant-garde des droits des gays et c’est vrai si on le compare à l’enfer qui perdure ailleurs dans le monde. En Iran, les homosexuels sont exécutés. En Égypte, ils sont traqués comme des criminels et jetés en prison. Mais, force est de constater que même ici, rien n’est parfait et le placard est encore malheureusement beaucoup trop bondé. On n’a qu’à se rappeler de Joëlle et Brook qui se sont faites agressées en pleine rue par un passant qui les avaient vues s’embrasser! Et dernièrement aux propos discriminants sur la scène sportive à l'égard d'un patineur artistique qui avait osé agrémenter son costume de plumes et de paillettes. Même si l’homosexualité n’est plus « illégitime, pathologique ou illégale », certains préjugés ont la vie dure!

Il y a encore beaucoup trop d’homosexuels qui n’osent s’affranchir librement parce qu’ils ont peur d’être rejetés et jugés. Certains refusent d’en parler et préfèrent mener une vie double et finissent, tôt ou tard, par craquer car ce secret, devenu trop lourd à porter, les précipite souvent dans un désespoir terrible qui conduit certains d'entre eux au suicide. Avoir toujours l’impression de vivre à côté de soi, c’est traumatisant à la longue... ! C'est assurément une douleur insupportable que de ne pas pouvoir, au grand jour, être soi-même. Insupportable de ne pas se permettre de vivre sa vie en toute liberté au même titre que n’importe quel être humain. Insupportable de s’empêcher de vivre l’amour que l’on ressent pour un autre au grand jour, par peur de se faire tabasser par des hétéros homophobes même si les lois sont supposées nous protéger.

Pour son cheminement vers l’acceptation de son homosexualité,  pour le courage qu’il a eut d’en parler et pour son ouverture d’esprit, j'ai dédié cette chanson à Pierre-Luc  en espérant que d’autres hommes et d'autres femmes,  comme lui,  puissent un jour s’affranchir de leur crainte et sortir définitivement du placard. Malheureusement, le grand nombre de préjugés et la peur d’être rejeté par son entourage, rendent l’acceptation souvent difficile. Les tabous autour de l’homosexualité n’ont pas encore tous disparus et la population homosexuelle est encore trop souvent confrontée, dans la famille, dans le milieu professionnel, ou dans la vie de tous les jours, à des manifestations de rejet, de mépris et de discrimination.

"Quand ça fait mal" s'adresse  à tous ceux et celles qui, comme Pierre-Luc, doivent  survivre à une situation douloureuse et inacceptable afin que cette  hémorragie de souvenirs  ne leur fasse pas perdre l'essentiel de ce qu'ils sont  parce qu'ils courent à toute vitesse à côté de leur image sans jamais pouvoir l'atteindre!

Pierre-Luc, je t'aime!


   
 




«… Comme un livre tu m'as ouvert et fais mon résumé en une chanson..Les phrases, les images me rappellent différentes époques de ma vie...Ça me parles au passé au présent et au futur; en ce moment a l'aube de mes 36ans, j'ai choisi de mettre ma rêverie artistique de côté pour aller apprendre un métier plus conventionnel sans éteindre ce feu sacré qui brûle en moi..Viendras le bon moment...Avec le temps comme tu le chantes si bien. Que ta chanson voyage en messagère d'espoir belle ange Dominique! Il n'est pas simple d'Être et d'ignorer les préjugés encore trop présent en 2008, c'est en s'accrochant aux sourires de ceux qu'on aime qu'on peut vivre pleinement sa vrai couleur.."Lorsque nous jugeons nous ne comprenons pas et lorsque nous comprenons nous ne jugeons pas!" C'est au côté de mon amoureux que je savoure pleinement ce cadeau exceptionnel! Vous faites notre journée à tous les deux! Des mercis en piles pour vous mes amours! Paix & Amour!...»
Pierre-Lucxoxoxoxoxox, (Québec)


 



 
 

jardin oublié


«Ce qui compte, ce n'est pas ce qu'une personne croit mais comment elle se comporte.
Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.
Si les humains se comportaient avec bonté et générosité envers leurs semblables,
ils pourraient sauver le monde».

KAREN ARMSTRONG


Ce qui m'a inspiré cette chanson


J’ai écrit «JARDIN OUBLIÉ»,  il y a une dizaine d’années de cela, après avoir vu «Jardin secret», un film qui  raconte l’histoire de Colin, un petit garçon malade dont la mère est décédée en le mettant au monde. L’enfant qui vit dans un sombre manoir, souffre depuis sa naissance d’un mal étrange qui l’empêche de marcher. Ne sachant comment surmonter son deuil, le père ravagé par la perte de son épouse, est incapable de manifester la moindre tendresse à Colin, coupé du monde externe et de la réalité. Presque continuellement barricadé dans sa chambre, vivant dans la noirceur la plus totale, il sera délivré de cette lente agonie grâce à Mary sa cousine qui sera recueillie au manoir après la perte de ses parents lors d’un tremblement de terre. Pour la première fois de sa vie, Colin va sortir au grand air et voir le jardin secret. Petit à petit, avec l'aide de Mary et de Dicken, un domestique, Colin apprend à marcher, courir et sourire, en s'épanouissant en secret dans le jardin de sa mère, pour faire la surprise à son père, dès son retour au pays. Le jardin refleurit, la vie renaît…un instant d’éternité inoubliable.

Une chanson, c’est un voyage vers de grands espaces intérieurs. Dix ans se sont écoulées et je n’ai rien oublié de ce film en particulier au moment où le petit garçon se rend au jardin de sa mère et se met à marcher pour la première fois de sa vie. Chaque fois que j’entends cette chanson, je revis cette émotion. Le temps suspend son vol et dans ma tête, il y a toujours un arrêt sur cette image.
 
De savoir que ma chanson contribue à promouvoir une vie meilleure et plus saine et à protéger les enfants contre la maltraitance, l'exploitation et la violence est pour moi le plus beau cadeau qui soit.  Selon un représentant d'UNICEF en Haïti, il y a peu d'endroits dans le monde où il est plus difficile d'être un enfant en bonne santé. Survivre est un combat quotidien. C'est Haïti qui a présentement la plus forte population d'orphelins depuis le tremblement de terre. En République Démocratique du Congo, des enfants sont toujours recrutés par les forces armées. Les sept années de conflit ont fait plus de trois millions de morts depuis 1998, une des pires crises au monde. On estime que 1/10 des combattants sont des enfants, soit environ 33,000 ré pariés dans tout le pays. C'est énorme!

J’ai décidé de mettre «JARDIN OUBLIÉ» sur mon cd parce que je suis avant tout une artiste Québécoise qui chante pour la paix universelle. La plupart de mes compositions sont porteuses d’un message de paix. Les gens ont besoin de sentir qu’ils sont soutenus et qu’ils ne sont pas seuls. Ma mission tant qu’artiste est d’apporter un peu d’espoir à tous ces enfants qui se sentent abandonnés, incompris et sans voix et qui subissent les pires injustices, les pires atrocités dans les pays en crise.

Nous pouvons tous, chacun à notre manière, contribuer à construire un monde meilleur pour les enfants. C’est pour cette raison que j’offre une partie des profits découlant de «JARDIN OUBLIÉ» à l’UNICEF. En tant qu’auteure-interprète, je souhaite concilier conscience sociale et action en faveur du mieux être des enfants qui est pour moi la plus belle cause au monde. En choisissant cette voie, je participe à mettre en lumière la conscience des injustices dont sont victimes des millions d’enfants dans le monde. De plus, les causes défendues par l’UNICEF me tiennent particulièrement à cœur. Pour les enfants des pays en crise dont la vie est un combat quotidien, nous devrions tous, en tant que citoyens de la terre, contribuer à leur survie pour l’avenir de notre planète.

DouceRebelle


 

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